© 2018 by Sarah Lamothe.
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BIO

Michel Forès, est né en 1958 à Auch et vit dans le Gers. Fils et petit fils d'ouvriers, de réfugiés républicains espagnols, il pratique le dessin très tôt et la peinture dès le lycée, où il prépare un concours le destinant au professorat d'arts plastiques.

Par ailleurs il produit aussi quelques dessins de presse pour un journal libertaire.

En 1977, ayant été reçu au concours qui le destinait à l'enseignement, il démissionne et passe le concours d'entrée aux beaux arts de Bourges où grâce à son dossier il rentre directement en 3ème année en spécialisation «peinture».

Il est attiré par la peinture de Nicolas De Staëll, d'Auguste Renoir, de Toulouse Lautrec, de Cézanne et d'Egon Schiele. Il croise à son arrivée Daniel Dezeuze qui quitte l'école de Bourges à cette période et est remplacé par Guido Biasi. Dès lors il s'initie à la peinture, la gravure, la photo, la sculpture, le moulage et la vidéo.

Une première et unique toile figurative à l'huile représente un mur dégradé, puis abandon de la figuration.

Il découvre, à cette époque, la peinture américaine avec ses grands formats, le mouvement « d'action painting», la peinture non figurative contemporaine (Mark Rothko, Clyfford Still, Barnet Newman, Helen Frankentaler, Ad Reinhardt, Morris Louis et Jackson Pollock).

Attiré par des peintres français comme Pierre Soulages son travail s'oriente vers une production qui s'articule autour de 3 composants plastiques: la surface, la matière et la limite.

Après 2 années passées à Bourges il rentre à l'école des Beaux Arts de Perpignan pour y terminer sa formation. Là il devient l'élève d’André Valenzy, Michel Bertrand, Serge Fauchier et Michel Giroux. La plupart de ces professeurs ont été acteurs du mouvement «Support-Surface»

Dès lors explose une production de grands formats d'abord sur chassis, puis sur toiles libres travaillées avec des matériaux variés souvent liés aux bâtiments (terre, plâtre, goudron, cendres, suie) préparés soit de façon brute, soit par broyage (comme des pigments), pour rentrer dans des préparations à l’huile. Des peintures industrielles apparaissent ensuite ainsi que des outils du bâtiments (spalters, brosses de tapissier, spatules etc..) ceci pour s'adapter aux formats des toiles.

Des peintres comme Viallat questionnent le sujet de la place de la peinture dans la cité. En l'absence de lieux d'expositions et sur les traces de « Support, Surface » un travail en collaboration avec Christophe Massé sur la question du mur dégradé réapparait alors, avec un travail réalisé « in situ » sur plusieurs lieux urbains en ruines et en cours de reconstruction à Perpignan.

Il s'agit d'abord d'un travail de recadrage, puis d'une confrontation avec des toiles réalisées en atelier et accrochées  directement sur les murs à l'abandon.

Claude Massé, le père de Christophe, passionné d'art brut, lui fait découvrir l’art « autre » par la rencontre de plusieurs artistes de la région.

Il obtient son diplôme National Supérieur d'Expression Plastique option « art » spécialité « peinture » à Bordeaux en 1981 avec dans le jury l'artiste de « body art » Gina Pane.

Depuis il peint, expose,  et devient simultanément restaurateur de peintures, de fresques et de tableaux, notamment pour les monuments historiques après un stage à l’IFROA (Institut Français de Restauration des Oeuvres d’Art).

En 1990 il rentre dans l'éducation nationale et devient professeur d'arts plastiques et d'arts appliqués pendant 25 ans.

Il continue de peindre mais expose de façon plus épisodique. Il choisit des lieux d'expositions moins institutionnels, mais toujours ciblés de façon sensible et signifiante.

Il n'hésite pas à travailler avec d'autres artistes avec lesquels il partage au travers d'une pratique commune une complicité et une ouverture dans un enrichissement mutuel.

Depuis 2013, son activité de création redevient le centre de ses préoccupations, une fois dégagé des contraintes professionnelles.

Sa production est toujours libre

Les formats des peintures sont très variables, de la miniature à des toiles libres de grands formats, ou même des bâches de plusieurs dizaines de mètres.

Les supports sont également variés, qu'il s'agisse de carton, de panneaux de bois, de caisses d'origine industrielle, de draps, de toiles standards  de bâche et de voile de bateau.

Les techniques employées sont des transpositions des pratiques employées au cours des années de restauration de peintures qu'il s'agisse du travail des fonds, des couleurs, des touches des matières et des matériaux.

Un travail de modelage puis de moulage autour des vénus préhistoriques (Lespugue), des tirages en étain et le début d'un travail en bronze initié par des fondeurs du Burkina Faso à la technique ancestrale accompagnent ce cheminement.

Au delà de tout ça, les toiles sont conçues comme des poèmes plastiques, toujours non signées, non datées et sans titres.

CV

1981  :             Diplôme national supérieur d'expression plastique,

                        Option Art spécialisé peinture, Bordeaux (Études Bourges et Perpignan).

 

 

1981-1982  :   Stage restauration de peintures murales fresques et tableaux (monuments historiques CDAUE et IFROA).

 

 

1990-1991  :    Admission PLP2 Arts Plastiques et Arts Appliqués ENNA d'Antony - Paris Sud

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